Journée mondiale de la santé mentale : À l’écoute de l’expérience vécue : des voix authentiques pour un réel changement

Le 10 octobre est la Journée mondiale de la santé mentale, une occasion de souligner l’importance de la santé mentale et de combattre la stigmatisation qui l’entoure. Le thème de 2026 est « À l’écoute de l’expérience vécue : des voix authentiques pour un réel changement ».Photo en noir et blanc d’une femme assise sur un tabouret, les bras autour des jambes.

Les mots sont forts. Pourtant, la stigmatisation et la discrimination demeurent bien présentes lorsqu’il est question de santé mentale. Elles continuent de nuire à l’accès aux traitements et au soutien. Il peut être particulièrement difficile de parler de ses problèmes de santé mentale au travail. Les choses évoluent, mais lentement.

L’atelier Santé mentale au travail du Programme d’apprentissage mixte a été lancé en 2014. À l’époque, cet atelier en personne était précurseur. La réflexion sur la santé mentale et ses répercussions sur les fonctionnaires fédéraux en était encore à ses débuts. Depuis, plus de 1 500 ateliers en personne ont eu lieu partout au Canada, et la discussion virtuelle La santé mentale : parlons-en!, lancée en 2021, a été offerte à plus de 300 reprises.

Quelles parties de l’atelier avez-vous trouvées les plus utiles?

Je pense que ce sont les discussions sur la stigmatisation entourant la santé mentale, qu’elle soit individuelle, publique ou institutionnelle, car elles permettent de mieux comprendre les enjeux de santé mentale. J’ai aussi trouvé très utiles les discussions sur les signes de problèmes de santé mentale et les mauvaises interprétations possibles. L’atelier m’a permis de mieux reconnaître mes propres préjugés et de les déconstruire.

-        Personne participante à l’atelier sur la Santé mentale au travail

L’une des raisons de ce succès est le modèle derrière les activités du PAM : l’apprentissage expérientiel. L’apprentissage expérientiel part du principe que le savoir vient des personnes participantes elles-mêmes. Les personnes qui cofacilitent ne sont pas des spécialistes du sujet; leur rôle est plutôt de guider les échanges et de mettre à profit les connaissances et les expériences des personnes participantes dans un espace propice au dialogue et à une meilleure compréhension de l’autre.

Le véritable changement passe par le dialogue, l’écoute et l’apprentissage mutuel. Le partage d’expériences vécues peut être très puissant, mais il demeure profondément personnel. Chaque personne devrait pouvoir décider librement si, quand et comment elle souhaite parler de son vécu, dans un espace où elle se sent en sécurité, respectée et prête à le faire. En créant les conditions idéales pour s’exprimer en toute confiance et en écoutant véritablement les personnes qui choisissent de prendre la parole, nous pouvons favoriser une plus grande compréhension et des milieux de travail plus sains et bienveillants pour tout le monde.

 

 

Photo : Lena Fedorov (Unsplash.com)